Sénégal : Plus d’un milliard pour faciliter l’accès aux informations météorologiques

Sénégal : Plus d’un milliard pour faciliter l’accès aux informations météorologiques

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© AFP Alexander Joe. Des militants de l'ONG Oxfam manifestent à Durban le 27 novembre 2011 à la veille de la conférence sur le climat."/>

Dakar (© 2018 Afriquinfos) – L’accès aux informations météorologiques se pose avec acuité eu égard à la recrudescence d’événements météorologiques extrêmes dans le contexte du changement climatique. Et pour y faire face, l’État du Sénégal, à travers l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), a mis en place le projet « Climat pour le développement en Afrique » (Clim/Dev-Bad). Il s’agit du projet d’amélioration de la qualité de l’information climatique pour le renforcement de la résilience des communautés au Sénégal, dont l’atelier de lancement officiel s’est tenu ce jeudi 12 avril 2018, à Dakar.

Selon Zeynab Mbengue Wade, Secrétaire générale du ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, par ailleurs, présidente du comité de pilotage dudit projet, c’est un projet d’adaptation au changement climatique d' »une importance capitale » pour les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Et découle de « la volonté résolue » du ministère des Transports aériens de « moderniser le réseau national d’observation météorologique ».

À en croire la représentante du ministre Maïmouna Ndoye Seck, dans ce projet, « un accent particulier » sera mis sur la dotation en équipement et matériels afin d' »assurer de meilleures conditions d’observation et d’archivage des données météorologiques et climatologiques ainsi que le développement de services climatiques de qualité ».

Co-financé par l’État du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad) à hauteur de 2 millions d’euros (soit environ 1 milliard 300 millions de francs Cfa), dont un à titre de don par le Fonds spécial « Clim-Dev-Afrique, administré par la Bad, il vise à « réduire des accidents mortels et les coûts associés aux effets néfastes de l’impact élevé des événements météorologiques et climatiques extrêmes à travers la fourniture aux utilisateurs finaux d’informations climatiques et météorologiques fiables ».

Par ailleurs, Zeynab Mbengue Wade a invité les différentes parties prenantes à s’impliquer dans l’exécution et le suivi des activités du projet. Elle a aussi demandé aux responsables du projet de « veiller scrupuleusement » à la participation active des différents acteurs concernés au niveau des organes d’orientation et de suivi du projet, notamment le comité de pilotage et le comité technique de suivi.

Xavier-Gilles CARDOZZO