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Crise au Togo: le président Nana Akufo-Addo demande à l’opposition de ne pas manifester

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Lomé (© Afriquinfos 2018)- En visite à Accra ce mercredi pour rencontrer le président Ghanéen, il a été demandé à l’opposition togolaise de ne pas manifester la semaine prochaine comme elle a prévu de le faire pour protester contre le fait que le gouvernement poursuit le processus électoral, alors qu’elle en demande la suspension.

Craignant que les mesures d’apaisement ne soient pas toutes exécutées, d’autant puisque le pouvoir continue les préparatifs des prochaines élections, l’opposition togolaise  veut remettre la pression par la rue du 13 au 17 mars prochain, tandis que le dialogue togolais est suspendu. La coalition de l’opposition estime notamment que le gouvernement n’a pas honoré son engagement de surseoir à la poursuite unilatérale du processus électoral.

Les représentants de la coalition des 14 partis de l’opposition se sont envolés pour Accra sur invitation du président ghanéen, (facilitateur de la crise togolaise), avec trois griefs qu’elle a posés sur sa table : la poursuite des manifestations du mouvement des jeunes et des femmes de l’Union pour la République au pouvoir ; le passage à tabac des populations de Kparatao dans la nuit du 24 au 25 février par les militaires ; la nomination des présidents des commissions électorales locales indépendantes.

La coalition estime que ces trois griefs mettent totalement en cause les engagements pris par le gouvernement dans le cadre des mesures d’apaisement pour la sérénité du dialogue.

Cependant, aucune date n’est annoncée pour la reprise du dialogue.  Toutefois, selon une source proche de la coalition, les manifestations de la rue n’auront pas lieu.

Alors que ce monde se trouvait à Accra, à Lomé, le ministre de la Sécurité a démenti le passage à tabac des populations de Kparatao, dans la nuit du 24 au 25 février : « il n’y a rien eu Kparatao », s’est exclamé Yark Damehame devant la presse ce mercredi qui parle de « mauvais prétextes ».

Pour nous, c’est une affaire qui ne tient pas debout [le passage à tabac, ndlr]. Ce sont de mauvais prétextes (…) Cela n’a jamais existé, personne n’a été frappé à Kparatao. Le processus électoral est en cours, on ne peut pas l’arrêter […] Les marches ne sont pas interdites, dans le respect de la loi.

I.N.