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Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales : la Guinée sous les projecteurs

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Washington (© Afriquinfos 2018)-A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales qui a lieu chaque 6 février, les regards sont tournés une fois encore cette année vers la Guinée qui adopte, défend et soutient toujours cette pratique malsaine, en dépit des mesures et campagnes de sensibilisation initiées par plusieurs ONG guinéennes.

Selon les Nations Unies, la Guinée occupe le 2e rang au classement mondial des pays les plus touchés au monde par l’excision derrière la Somalie. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, 97 % des femmes de 15 à 49 ans sont excisées. Et nombreuses sont celles qui vivent toujours avec les séquelles de cette pratique.

Plus tard, la majorité de ces femmes excisées sont victimes des problèmes de santé. Généralement celles-ci font face à des douleurs à l’accouchement ou des problèmes d’infertilité.

En en croire de nombreuses femmes, la pratique de l’excision est maintenue pour éduquer les filles et atténuer le désir sexuel chez celles-ci.

En Guinée, les mutilations génitales féminines sont pratiquées au sein de toutes les ethnies, toutes les religions et tous les milieux socioprofessionnels.

Toutefois, plusieurs ONG continuent à œuvrer toujours pour la sensibilisation pour l’abandon de l’excision en Guinée.

Par ailleurs, des lois qui punissent la pratique de l’excision  existent en Guinée. Un office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs a été mis en place pour réprimer les mutilations génitales. Mais rares sont les familles qui portent plainte ou dénoncent la pratique.

L’objectif des Nations Unies, en déclarant la date du 6 février comme journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines partout dans le monde,  est de lutter contre ce fléau mondial.

Une initiative lancée pour appeler à l’extermination de ces violences sexuelles et sexistes à l’égard des filles et des femmes et ce, partout dans le monde.

Les mutilations génitales féminines sont l’ensemble des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales selon l’ONU. Ces ablations ou excisions du clitoris, par exemple, constituent « une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles », ajoute l’Organisation des nations unies.

Innocente Nice