L’UE disposée à accompagner les nouvelles autorités zimbabwéennes

L’UE disposée à accompagner les nouvelles autorités zimbabwéennes

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Bruxelles (© Afriquinfos 2018)- L’Union européenne (UE) se dit ‘‘prête’’ à « s’engager de manière constructive » avec les nouvelles autorités du Zimbabwe et à soutenir leurs efforts visant à mettre en œuvre les réformes politiques et économiques indispensables.

Dans un communiqué, publié ce mardi, l’ambassade de l’UE à Harare a déclaré que le Conseil de l’Union européenne avait convenu lors de sa réunion tenue la veille à Bruxelles, que la transition politique en cours au Zimbabwe suscitait des attentes élevées et ouvrait potentiellement « le chemin vers un retour complet à l’Etat de droit, dans un cadre constitutionnel et sous un régime civil ».

« L’UE réaffirme sa disponibilité à s’engager de manière constructive avec les nouvelles autorités, notamment à travers un dialogue politique structuré, avec des acteurs politiques de tous horizons et avec la société civile, sur la base d’un engagement mutuel à des valeurs partagées centrées sur l’Etat de droit », a déclaré l’UE dans son communiqué.

L’Union a précisé  sa disponibilité à travailler en étroite collaboration avec les partenaires africains et internationaux pour assurer le retour à la normale au Zimbabwe , soulignant  que le processus électoral à venir en 2018 serait une étape essentielle pour atteindre cet objectif.

Le président Emmerson Mnangagwa s’est engagé à faire en sorte que les élections, prévues en juin, soient crédibles, libres et équitables.

“L’UE salue l’engagement des autorités à organiser des élections conformément à la constitution, et souligne l’importance que les conditions soient réunies pour permettre à ces élections d’être pacifiques, inclusives, crédibles et transparentes », indique le communiqué.

Mnangagwa a également promis de permettre aux observateurs de l’UE, des Nations Unies et du Commonwealth de surveiller les prochaines élections au Zimbabwe, marquant ainsi une nette rupture avec son prédécesseur qui avait interdit aux observateurs occidentaux de superviser les élections depuis 2002.

« L’UE envisagerait favorablement l’observation électorale, à condition que les conditions requises soient remplies et qu’une invitation du gouvernement zimbabwéen lui soit adressée », indique le communiqué.

L’UE a déclaré qu’elle soutiendrait les autorités zimbabwéennes à établir dès que possible un engagement constructif avec les institutions financières internationales, sur la base d’un programme de réformes économiques et politiques clair et assorti de délais.