Afrique du Sud: une procédure de destitution plane sur Zuma

Afrique du Sud: une procédure de destitution plane sur Zuma

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© www.gcis.gov.za. Jacob Zuma, président Afrique du Sud"/>

Johannesburg (© Afriquinfos 2017)- C’est demain vendredi que la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud doit statuer sur le lancement d’une procédure d' »impeachment » contre le président Jacob Zuma dans le cadre d’un détournement de fonds publics pour réaliser des travaux dans sa résidence personnelle.

En septembre dernier, la Cour constitutionnelle avait suspendu le fait de se prononcer sur son arrêt après le dépôt d’une motion par les partis d’opposition qui demandaient que le président du parlement engage une procédure de destitution contre Zuma.

Mais selon les informations diffusées ce jeudi par les chaînes eNCA et EWN,la plus haute juridiction du pays ferait connaître sa décision vendredi.

Une information confirmée par le parti d’opposition, les Combattants pour la liberté économique (EFF), sur son compte Twitter.

Un responsable de la Cour constitutionnelle, non autorisé à s’exprimer en public, a précisé que l’arrêt devrait être rendu à 08h00 GMT.

En mars 2016, la haute cour avait estimé que Zuma avait remboursé une partie des quelque 15 millions de dollars de fonds publics utilisés pour moderniser sa résidence.

A l’unanimité, les 11 magistrats de la cour avaient également estimé que Jacob Zuma n’avait pas « soutenu, défendu et respecté » la Constitution sud-africaine en ignorant les conclusions d’une commission d’enquête conduite par l’ancienne Protectrice publique, Thuli Madonsela.

Depuis, Jacob Zuma a remboursé 7,8 millions de rands (environ 631.000 dollars), un montant estimé par le Trésor comme le « coût raisonnable » que le président était en mesure d’assumer.

Jacob Zuma a déjà fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires et parlementaires, dont des motions de défiance, mais aucune n’a, pour l’instant, abouti à son départ de la présidence sud-africaine, l’ANC disposant de la majorité absolue au parlement.

Sa position est toutefois fragilisée par l’élection la semaine passée de son vice-président Cyril Ramaphosa à la tête du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir.

V.A