Congo Brazzaville Le FMI sonne de nouveau l’alarme sur la mauvaise gouvernance...

Congo Brazzaville Le FMI sonne de nouveau l’alarme sur la mauvaise gouvernance et la corruption

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Washington (© Afriquinfos 2017)-Christine Lagarde, la directrice du FMI avait donné le ton : livre ouvert, chiffres clairs et dette publique transparente Vexée par les cachotteries des dirigeants congolais,.

Les experts du FMI en mission au Congo-Brazzaville du 5 au 20 décembre 2017 n’ont pas dévié d’un iota et d’une virgule de la ligne directrice tracée par la directrice quant à prêter du fric à des flambeurs. Les consignes préconisées par le FMI ont été suivies à la lettre. Appelant chat « chat », le langage a été plus abrupt et sans fioriture.

Etant donné que l’institution de Brettons Woods  semble persister et signer d’une encre indélébile, Sassou Nguesso, Clément Mouamba, Calixte Ganongo, Lucien Ebata, Gilbert Ondongo et Jean-Jacques Bouya ne sont pas au bout de leurs peines pour arracher un accord avec un FMI plus intransigeant que jamais. Devenue la risée de la CEDEAO et de la CEMAC, le Congo s’est entendu dire par l’Institution : « La récréation est finie ».

L’heure est aux comptes et cet Etat pétrolier ne pourra plus compter sur la complaisance d’un Strauss-Kahn comme, jadis, lorsque les banquiers lui accordèrent, les yeux fermés, le statut de pays pauvre très endetté (PPTE), une largesse qui permit à un réseau de députés, ministres, parents de dirigeants de s’encanailler dans les paradis fiscaux.

Entendez la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption des mœurs financières et sociales. Car, la gouvernance et la corruption sont les deux maux qui minent l’économie du Congo-Brazzaville. Le FMI pointe du doigt la faiblesse des organismes de lutte contre la corruption. Le gouvernement congolais devrait mettre en place au début de l’année prochaine une étude sur la gouvernance. C’est un jeu de mots, car autant demander à un cleptomane de garder un coffre-fort avec interdiction de voler. Les oreilles du FMI ont sifflé

Les mises en garde, les interpellations et les avertissements de la société civile, des ONG, des sites d’information (congopage, congo-liberty, zenga-mambu, brazzanews, dac-press, mwinda…), des lanceurs d’alertes à l’instar de Jean-Luc Malékat ainsi que Serge Berrebi et des leaders de l’opposition ne sont pas tombés dans les oreilles d’un sourd. A force de répéter que plus rien ne va au Congo et que les jeux sont faits, leurs cris ont été largement utilisés par les fins limiers du FMI pour clouer au pilori l’équipe de Sassou Nguesso, Clément Mouamba, Calixte Ganongo, Lucien Ebata, Gilbert Ondongo et Jean-Jacques Bouya.

V.A