Centrafrique : nette recrudescence des violences

Centrafrique : nette recrudescence des violences

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EMA / ECPAD. Le 5 décembre 2013, le Président de la République a annoncé sa décision de renforcer le dispositif militaire français en Centrafrique afin d’éviter une catastrophe humanitaire dans le pays. -"/>

Bangui (© Afriquinfos 2017)- En Centrafrique, des violences semblent doubler d’intensité dans les régions sous contrôle des groupes armés Faca, et ce, depuis l’annonce de l’arrivée à Bangui des armes russes destinées à équiper ces forces armées centrafricaines pour leur déploiement dans le pays.

Tandis que des ex-Seleka de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigé par le chef de guerre Ali Darassa, ont depuis une semaine envahi la ville de Mboki au sud-est, a Béloko à l’ouest, les forces de sécurité intérieure ont réussi, le jour de Noël, à neutraliser un chef milicien Antibalaka et 4 de ses éléments qui perturbaient la quiétude de la population.

Kabo, une ville du nord, a été l’objet d’une invasion par des hommes armés, présentés par les députés de la région comme des mercenaires venus du Soudan et du Tchad voisins.

Récemment, c’est le chef de guerre Noureddine Adam du Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique qui a menacé. Chef d’une large coalition rebelle, il menace de marcher de nouveau sur Bangui comme en 2013 au cas où le gouvernement franchit la ligne rouge, en déployant les Faca dans les zones sous leur contrôle.

Vignikpo Akpéné