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Sénégal : La FAO appel à plus d’engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté

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Dakar (© Afriquinfos 2017)- Cheikh Guèye, le chargé des programmes de la Fao-Sénégal, a invité lundi les autorités Sénégalaises à fournir plus d’efforts, combiner les programmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle avec ceux de la protection sociale, afin d’éradiquer la pauvreté des populations vulnérables.

« Des interventions de protection sociale et celles du secteur agricole conduites de manière isolées ne permettent pas aux ménages vulnérables de sortir durablement de la pauvreté. Les ménages pauvres sont généralement confrontés à des contraintes et à des chocs multiples. Des politiques et des programmes de sécurité alimentaire, combinés à des interventions de protection sociale,  peuvent aider les ménages vulnérables à rompre avec le cycle de dénuement et empêcher la transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre », a dit M. Guèye.

S’exprimant à l’ouverture d’un atelier d’échanges et de renforcement de capacités sur les liens entre le développement rural, la protection sociale et la sécurité alimentaire et nutritionnelle (SAN), le chargé des programmes de la Fao a reconnu qu’au Sénégal, la Protection sociale occupe une place de choix dans l’axe II du Plan Sénégal Émergent.

Cette vision a été déclinée dans l’élaboration et la mise en œuvre d’instruments de politique publique en matière d’appui au système de protection sociale. À ce titre, la mise en place du Programme national e bourse de sécurité familiale (Pnbsf), du Programme de couverture maladie universelle (Cmu) et de la carte d’égalité des chances…constituent une parfaite illustration de l’engagement du gouvernement sénégalais à construire un système de protection sociale durable.

« Les interventions agricoles peuvent aider à lever les contraintes structurelles qui pèsent sur l’offre dans le secteur agricole. Les programmes complémentaires de protection sociale peuvent aussi contribuer à alléger les contraintes de liquidités des ménages vulnérables et à renforcer leurs capacités à planifier leurs dépenses et à investir dans le secteur agricole », a-t-il poursuivi.

55% de la population sénégalaise pratiquent l’agriculture

Selon Tanor Meïssa Dieng du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural, 55% de la population pratiquent l’agriculture. « C’est pourquoi, la vision du chef de l’État est de faire de l’agriculture un moteur de croissance économique. Cela a conduit à la mise en place du plan d’accélération de la cadence du secteur agricole, la gestion efficace du foncier, des équipements adaptés, et le retour des jeunes à l’agriculture », a dit M. Dieng.

S’agissant du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, Cheikh Guèye a souligné qu’au cours des dix dernières années, des efforts importants ont été déployés dans le développement de l’agriculture en Afrique.

Toutefois, de nombreux défis existent encore dans la lutte contre la faim et la malnutrition surtout dans les zones rurales. Les principales causes de cette situation sont la pauvreté et la vulnérabilité de millions de ruraux qui dépendent des moyens d’existence basés sur les ressources naturelles et l’agriculture familiale pour satisfaire les besoins fondamentaux.

I.N