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Togo : l’AFD renforce le secteur de la formation professionnelle et celui de l’eau potable à un montant total de 22 millions d’euros

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Vue générale de Lomé (DR, aLome.com)

Lomé (© Afriquinfos 2017)-L’Agence Française de Développement (AFD) et le ministère de l’Economie et des finances, ont procédé ce jeudi 15 juin 2017 à la signature de trois conventions en vue de renforcer deux secteurs, notamment  celui de la formation professionnelle agricole et industrielle au Togo et d’améliorer l’alimentation en eau potable de la Ville de Lomé.

Signées par le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Sani Yaya, l’Ambassadeur de France au Togo, M. Marc Fonbaustier, et le Directeur-adjoint du Département Afrique sub-saharienne de l’Agence Française de Développement, M. Yazid Bensaid, ces conventions mettent à la disposition de l’État togolais un total de 22 millions d’euros (14.4 milliards de francs CFA) de subventions.

Une première convention de 7 millions d’euros (soit 4,6 milliards de francs CFA) permettra le financement du renforcement de la modernisation de la formation professionnelle dans le secteur agricole et rural à travers des appuis à l’ensemble des centres de formation agricole rurale du pays mais aussi pour l’extension du Centre de formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI).

Les deux autres conventions, d’un montant total de 15 millions d’euros (soit 9.8 milliards de francs CFA), dont près de 7 millions sur des ressources issues du 11ème Fonds Européen de Développement (FED) délégués par l’Union européenne à l’AFD, serviront à la poursuite des travaux d’amélioration du réseau d’eau potable de Lomé, en partenariat avec la SPEau et la Togolaise des Eaux (TDE).

Le Togo dispose d’abondantes ressources en eau ; lesquelles sont constituées par des eaux de surface que drainent les trois principaux bassins versants (Volta : 47,3%, Mono : 37,5%, Lac Togo : 16 %) et des eaux souterraines renouvelables contenues dans les deux aquifères du socle et du sédimentaire côtier.

Le volume total des ressources en eau renouvelables est estimé à environ 19 milliards de mètres cube par an, soit environ 27% des eaux de pluie (de l’ordre des 70 milliards de mètres cube par an).

Le Togo a du mal à satisfaire les besoins en eaux de sa population malgré ses ressources

Malgré que le Togo dispose d’importantes ressources en eau, le pays rencontre des difficultés à mobiliser ces ressources et à satisfaire les besoins essentiels des populations. En 2011, la proportion de la population ayant accès à une source d’eau potable est estimée à 56,1%. Une revue du Plan National du Secteur de l’Eau et l’Assainissement (PANSEA) réalisée en 2014 a montré que le taux de desserte de l’eau potable a augmenté en milieu rural (de 40% en 2010 à 47% en 2013) et en milieu semi-urbain (de 29% en 2010 à 42% en 2013) mais a chuté en milieu urbain (de 44% en 2010 à 40% en 2013). Cette évolution s’explique par un exode rural important et à une insuffisance des investissements en milieu urbain depuis deux décennies. Les opérateurs nationaux sont par ailleurs confrontés à des problèmes d’organisation et de gestion, avec des taux de desserte et de qualité du service insuffisants.

Le projet vise quatre objectifs spécifiques à savoir le renforcement la production et la distribution d’eau ainsi que l’amélioration de la qualité de service sur le Grand Lomé, le développement des capacités de maintenance et d’exploitation des infrastructures de production et de distribution d’eau potable de la TdE, le renforcement des capacités de gestion et d’amélioration des performances techniques et commerciales de la TdE et le renforcement des capacités opérationnelles de la SP-EAU et la soutenir dans son rôle d’outil privilégié de la mise en œuvre de la politique nationale d’eau potable en milieu urbain et semi urbain.

A travers ce projet, le gouvernement togolais et ses partenaires  attendent un accès à l’eau potable avec un volume produit pouvant atteindre 16.000m3/j ; soit un accroissement de 15% de la production actuelle qui devrait permettre d’alimenter jusqu’à environ 200.000 personnes selon les estimations usuelles; à Lomé et dans les zones périurbaines.

Pour rappel, un premier projet d’appui au renforcement du réseau d’eau potable de Lomé a été financé par l’AFD avec un montant de 11 millions d’euros de subvention, projet qui s’est achevé fin 2016.

 

Innocente Nice