Mondial de foot à 48: La légende africaine Abedi Pelé dit non!

Mondial de foot à 48: La légende africaine Abedi Pelé dit non!

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Abedi Ayew Pelé (photo, DR)

Accra (© Afriquinfos 2017) – Alors que l’on pensait que c’est tout le continent africain qui soutenait la nouvelle formule du Mondial à 48 dès 2026 et la perspective de voir le nombre de représentants africains passés à 10, il semble qu’il y ait des voix discordantes! L’une d’elle, celle de la légende du football ghanéen Abedi Ayew Pelé. Il parle de «foot business» pour motiver son désaccord.

 

Abedi Pelé ne la sent pas trop, cette Coupe du Monde à 48, à partir de 2026 et ne se cache pas pour le dire. L’ancienne gloire du football africain craint pour le spectacle et la santé des joueurs. «Le calendrier va être encore plus chargé pour les joueurs. C’est trop, le nombre de matches devient dingue. Le spectacle va en pâtir. Comme à l’Euro cet été, cette formule va en plus permettre à des équipes de se qualifier en enchaînant les matchs nuls», argumente-t-il.

L’ancien capitaine des Black Stars du Ghana soutient être contre ce projet de longue date et encore plus maintenant que la nouvelle formule a été adoptée au début du mois, lors du 67è Congrès de la FIFA, au Bahrein: «Lorsque j’étais à la Fifa,  j’étais contre le projet de Coupe du monde à 48 équipes. Et je le suis toujours. La décision a été validée pour des raisons politiques, de foot business. Mais ce n’est pas une bonne nouvelle pour le football», déclare Abedi Pelé.

Pour ceux qui soutiennent que plus de places pour l’Afrique dans un Mondial, c’est plus de chance de remporter la compétition mondiale, Abédi Pelé n’y croit pas trop, non plus.

Pour lui, seul le professionnalisme dans la gestion des sélections africaines leur permettra d’atteindre le sommet du football mondial. «Je ne suis pas sûr que cela offre plus de chances à un pays africain d’être champion du monde. L’Afrique a beaucoup de talents. Mais on doit balayer devant notre porte, se professionnaliser et laisser les joueurs ne se consacrer qu’au terrain, pas à tout ce qu’il y a autour», conseille-t-il.

 

T.W. & Komlan A.