RDC : l’UE réclame la nomination d’un Premier ministre issu du Rassemblement

RDC : l’UE réclame la nomination d’un Premier ministre issu du Rassemblement

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© Facebook. Drapeau de l'Union Européenne proposé par le PFT"/>

Bruxelles (© 2017 Afriquinfos) – Le Conseil de l’Union européenne a livré ce lundi son rapport sur la situation en République démocratique du Congo. Plusieurs points s’y dégagent, entre autres, la nomination impérative d’un Premier ministre issu du Rassemblement, ou encore le soutien du Conseil à la médiation de l‘Église catholique.

Le Conseil de l’Union européenne le martèle, la crise que traverse la République démocratique ne peut trouver d’issue que par la “mise en œuvre intégrale de l’accord du 31 décembre 2016”, seule voie pour asseoir la légitimité nécessaire aux institutions qui devraient gérer la transition, y compris celle de la présidence. L’instance de l’Union européenne fait notamment référence à la constitution d’un gouvernement qui passe inéluctablement par “la nomination urgente du Premier ministre issu du Rassemblement”, comme le prévoit l’accord du 31 décembre.

A ce sujet, l’UE salue le renouvellement des instances du Rassemblement en fin de semaine dernière et réitère tout soutien à l‘Église catholique congolaise, initiatrice du dialogue en cours. L’Europe invite ainsi la communauté internationale à la Conférence des évêques catholiques (CENCO) à maintenir son soutien à ce dialogue.

La CENI interpellée

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a également une bonne place dans ce rapport. Il lui est notamment recommandé d‘établir “au plus vite” un calendrier électoral et un budget réaliste et consensuel afin de tenir les élections avant la fin de 2017.

Il y a quelque temps, en effet, la Céni avait évoqué un budget de 3 milliards de dollars pour l’organisation des élections. Mais le ministre congolais du Budget avait clairement qualifié ce budget d‘énorme, laisser planer des doutes le respect de l‘échéance pour la présidentielle avant la fin de l’année.

Dégradation de la situation sécuritaire

L’Union européenne se dit également consternée par la dégradation des conditions des droits humains dans le pays. Elle estime ainsi qu’il est “urgent d’assurer la mise en œuvre des mesures de décrispation telles que la libération des prisonniers politiques, la fin immédiate des maltraitances qu’ils subissent, la fin de l’intimidation et des arrestations arbitraires des opposants et activistes citoyens, et l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires politiquement motivées.”

L‘émergence des foyers de tension dans le pays, notamment dans les trois provinces du Kasaï et au Kongo Central ou encore dans les provinces du Kivu et dans le Tanganyika inquiète également le Conseil.

Mais l’UE, “ni la disparition du leader de l’opposition Etienne Tshisekedi (le 1er février, Ndlr), ni la situation sécuritaire ne doivent offrir de prétexte pour remettre en question ce processus qui doit mener à une alternance démocratique et pacifique du pouvoir.”

Vignikpo Akpéné