Foot/Mondial 2026: Même avec 9 représentants, l’Afrique pas sûre de l’emporter avec...

Foot/Mondial 2026: Même avec 9 représentants, l’Afrique pas sûre de l’emporter avec son management actuel

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DUBAI (© 2017 Afriquinfos) – En attendant d’être fixé sur le nombre de places que la FIFA entend réserver à l’Afrique dans la nouvelle configuration du Mondial à 48 équipes, les Africains peuvent déjà commencer à aiguiser leurs appétits. Mais, à quelle fin sportive?

 

C’est connu de tous les spécialistes du foot mondial: l’Afrique est le seul continent majeur en matière de talents sur la planète à n’avoir jamais atteint les demi-finales d’un Mondial. L’Asie est sortie de la liste des cancres de ce classement peu avantageux en 2002, via un parcours historique de la Corée du Sud chez elle.

Cameroun, Sénégal et Ghana ont déjà échoué dans cette compétition aux portes du dernier carré. Malheureusement, au regard des prestations des équipes africaines en phase finale des deux dernières éditions du Mondial, rien n’augure que les ambassadeurs de l’Afrique en 2026 performeront d’une manière exceptionnelle. Non pas parce que le continent noir ne dispose pas de talents émérites, mais tout simplement à cause de l’inefficacité admnistrative des formations africaines.

Dans un tel contexte, passer de 5 à 9 équipes en 2026 ne devrait pas apporter un début de solution à l’Afrique en la matière, c’est-à-dire accéder enfin au dernier carré d’un Mondial.

Se tirer permanemment des balles dans le pied

A compétences égales dans les championnats de haut niveau en Occident, les mêmes joueurs africains deviennent méconnaissables dès qu’ils sont sollicités pour défendre leurs couleurs nationales. Pourtant, en junior comme chez les cadets, les Africains livrent habituellement des prestations de bon aloi en phase finale d’un Mondial. On a encore souvenance de l’enviable comportement du Ghana face à l’Allemagne (future championne du monde), en phase de poules du Mondial 2014 au Brésil.

Idem pour la sortie de l’Algérie devant les mêmes allemands en huitièmes de finale de la même édition. Deux matches mémorables des Africains dans une Coupe du monde, mais en réalité deux feux de paille qui cachent les océans des incrongruités managériales autour des équipes d’Afrique, sans oublier l’inconstance notoire des joueurs africains eux-mêmes dans ce type de tournoi majeur !

Une posture gauche affichée déjà par les Ghanéens en 2010 en Afrique du Sud, alors même que les portes historiques des demi-finales leur étaient grandement ouvertes, face à une Uruguay fatiguée… Gyan et les siens en avaient décidé autrement. Aidés par le rusé Suarez…A croire qu’un sacre en Coupe du monde est insignifiant aux yeux du joueur africain.

D’autres exemples patents d’inefficacité ces dix dernières années en la matière sont ceux de Didier Yves Tébily Drogba et de Samuel Eto’o. Deux virtuoses du foot africain de la double décennie 2000-2020 qui s’achève, mais qui ont péché et peiné avec leurs sélections en tournoi final du Mondial, la faute à une atmosphère excécrable qui a souvent régné autour d’eux, même si ces deux génies ne sont pas eux-mêmes exempts de tout reproche comportemental.

Ce tableau déjà sombri est davantage noirci par le constat selon lequel les équipes africaines peinent dorénavant à dominer en Coupe du monde, même les équipes d’Amérique du nord et asiatiques !!

Sans une refonte urgente de l’organisation et du management des sélections africaines d’ici la fin de la décennie en cours (2020), le sort des ambassadeurs de l’Afrique au Mondial 2026 est presque scellé. A moins que les rendez-vous de 2018 en Russie et 2022 au Qatar ne soient l’occasion d’une mue spectaculaire pour le football d’un continent et d’un milliard de passionnés redoutables.

 

Bella EDITH & Georges Samir