Kenya/Homophobie: Test anal pour déterminer l’homosexualité bientôt nationalisé?

Kenya/Homophobie: Test anal pour déterminer l’homosexualité bientôt nationalisé?

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«Il n’y avait aucun autre moyen qu’une analyse anale pour que des preuves de leur homosexualité puissent être obtenues», a affirmé le juge  Anyara Emukule du tribunal de Mombasa, ville située au sud-est de Nairobi, la capitale kenyane.

Eric Gitari, chef de la Commission nationale kényane des droits humains des gays et lesbiennes, a jugé ce test «d’humiliant». Une dénonciation qu’il avait faite dans le magazine «Newsweek» bien avant  la décision du tribunal. A l’en croire, l’homosexualité entraîne des préjugés, la haine, la honte dans la société kenyane.

Selon Human Rights Watch, beaucoup restent à faire par les autorités kenyanes dans le combat contre les homosexuels L’homophobie «reste un problème majeur (…), la réponse des autorités à des agressions collectives ou à d’autres formes de violences contre les homosexuels a été limitée», a regretté l’organisation de défense des droits de l’Homme.

L’homophobie est un phénomène qui prend de l’ampleur dans les pays africains. Les gays et lesbiennes continuent d’être cependant discriminés par rapport à leur orientation sexuelle.

Depuis quelque temps, et suite au dernier rapport d’Amnesty International sur le Togo, l’Association togolaise pour la défense des droits des homosexuels (ATDHS) fait parler d’elle. Elle avait déclaré le 19  mai dernier qu’elle allait participer à la marche de l’opposition regroupée au sein du CAP 2015 prévue pour le 21 mai. Très attendue, la «Gay Pride de Lomé», n’avait pas eu lieu car, il n’y avait aucune banderole ni affichage marquant leur présence. L’association a également interpellé le Gouvernement togolais à opérer les réformes en leur faveur.

 

Anani  GALLEY