Maurice : Nouvelle dégradation du climat des affaires

Maurice : Nouvelle dégradation du climat des affaires

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CC BY-SA Thierry, le 27 mai 2006. Port-Louis, capitale de l'île Maurice"/>

Cette nouvelle vient s'ajouter à la révision des prévisions de croissance tant par Statistics Mauritius (de 3,7% à 3,5%) que celle établie par le Mauritius Commercial Bank (de 3,5% à 3,3%) émises la semaine dernière.

L'indicateur du climat des affaires confirme ainsi que la croissance de Maurice "ne décolle pas", a expliqué le Dr Renganaden Padayachy, économiste de la CCIM.

Selon lui, une des raisons qui explique l'incidence négative serait une forte prudence des consommateurs.

Depuis 2009, "une vive décélération" du taux de croissance de la consommation a été constatée à Maurice, passant de 6,5% en moyenne sur la période d'avant-crise, 2004 à 2008, à 2,5%, sur la période post-crise, 2009 à 2013, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, la compétition féroce sur le marché local est aussi invoquée pour expliquer une diminution des marges de profits ainsi qu'une concurrence "déloyale" de la part du secteur informel, soit les marchands dont le problème demeure entier.

Par les facteurs négatifs, la CCIM a aussi cité le manque récurrent de main-d'oeuvre qualifiée, l'imprévisibilité sur les coûts relatifs à la conduite des affaires, les retards dans les paiements de la part des clients, la rotation du personnel, les variations des taux d'impositions effectives sur les sociétés, un taux de change défavorable et non-compétitif pour les biens et services, et le manque de soutien du secteur public.

Au niveau des secteurs de l'économie qui se montrent les plus pessimistes, la CCIM relève que le secteur des services a enregistré le plus fort repli (-8,8%).

Le secteur manufacturier a subi un recul de 7%, même si une amélioration des perspectives à court et moyen termes est anticipée.

L'indicateur de confiance du commerce a reculé de 4%.