Les attaques des rebelles de la LRA en Afrique centrale atteignent un...

Les attaques des rebelles de la LRA en Afrique centrale atteignent un plus-bas de cinq ans : rapport

SHARE

Le Rapport annuel de sécurité 2013 de l'organisation non- gouvernementale Moniteur de crise sur la LRA révèle que les opérations militaires de la Mission régionale de l'union africaine (UA-RTF) et les défections, ont considérablement affaibli la capacité de combat du groupe.

« Les exceptions notables à cette tendance comprennent la résurgence des pillages massifs dans les régions de République centrafrique (CAR) sous la direction des combattants de la Seleka, et les premières attaques de la LRA au Sud-Soudan depuis 2011 », indique ce rapport, publié par les organisations non- gouvernementales The Resolve et Invisible Children.

Selon ce rapport, la plus grande faiblesse de la LRA est son incapacité à remplacer les combattants ougandais qui constituent le coeur de sa structure de commandement et de sa capacité de combat.

« Au total, la LRA a perdu 32 à 40 de ses combattants et officiers ougandais, sur un total estimé à 200 en début 2013 », indique ce rapport.

Le rapport montre que les violences de la LRA en République démocratique du Congo (RDC) ont reculé pour la quatrième année consécutive, mais que les violences en CAR ont en revanche augmenté jusqu'à leur niveau le plus élevé depuis 2010.

« Cette tendance a été marquée par l'enlèvement de plus de 200 personnes dans une série d'attaques particulièrement violentes dans les régions sous l'autorité des combattants de la Seleka, région où les forces de l'UA-RTF n'ont qu'un accès limité », indique ce rapport.

La LRA est un groupe rebelle ougandais qui a fui en 2006 le nord de l'Ouganda pour trouver refuge dans les jungles de RDC et de CAR.

Son chef Joseph Kony est recherché par la Cour pénale internationale pour répondre d'accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'Humanité.