L’UE fournira près de 3 milliards d’euros à l’Afrique centrale entre 2014-2020

L’UE fournira près de 3 milliards d’euros à l’Afrique centrale entre 2014-2020

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"Le Commissaire européen chargé du développement a fait cette annonce lors d'une manifestation de plus de deux jours dans le cadre de laquelle il a examiné des questions de coopération au dé veloppement avec les ministres et autres autorités des pays concernés ainsi qu'avec les organisations régionales", explique le communiqué de l'Union européenne.

Ce communiqué précise que cette nouvelle enveloppe, qui doit encore être approuvée par les États membres de l'UE, est destinée à aider les 162 millions d'habitants de cette région en proie à plusieurs conflits armés ainsi qu'à la pauvreté et la malnutrition chroniques.

Les futurs programmes devraient favoriser des investissements porteurs de croissance, améliorer l'accès aux services sociaux de base (dans les domaines de la santé et de l'énergie, par exemple), réduire l'insécurité alimentaire et promouvoir la paix et la stabilité.

"L'Afrique centrale reste confrontée à de nombreux défis: la pauvreté et la malnutrition, le manque d'accès à l'énergie, l' absence d'infrastructures adéquates et la faiblesse des institutions publiques sont autant de facteurs qui freinent le dé veloppement des pays concernés et nuisent au bien-être de leur population. L'UE est fermement déterminée à travailler avec les pays partenaires afin de les aider à relever ces défis", indique le communiqué.

"Dans ce contexte, il est important que les pays d'Afrique centrale exploitent pleinement leur potentiel de développement sans mettre en péril leur environnement naturel, qui regorge de ressources et se caractérise par une biodiversité remarquable", poursuit le texte.

Selon l'UE, les nouveaux fonds permettront d'agir sur les grandes priorités en cours de discussion avec les pays présents au séminaire de programmation qui se tient du lundi 20 au jeudi le 23 janvier 2014 à Bruxelles et avec les représentants des deux organisations régionales que sont la Communauté économique des É tats de l'Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale( (CEMAC).

La région d'Afrique centrale1 comprend dix pays : le Gabon, le Cameroun, la Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, la Ré publique du Congo, la République démocratique du Congo, le Tchad, la République centrafricaine, le Rwanda et le Burundi. Elle compte 162 millions d'habitants au total, dont près de la moitié vivent en République démocratique du Congo, pays qui couvre aussi la majeure partie du territoire de la région.

L'UE finance un programme destiné à aider la RDC, dans le cadre de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le dé veloppement (OMD), à réduire la transmission du VIH/sida de la mè re à l'enfant, à prévenir la violence à caractère sexiste, à faire baisser la mortalité infanto-juvénile et à améliorer la santé maternelle.

Grâce à ce programme, près d'un million de femmes et d' enfants de moins de cinq ans bénéficieront de services de santé moins chers et de traitements de meilleure qualité dans les provinces du Nord-Kivu, du Kasaï-Occidental et du Kasaï-Oriental et la Province Orientale.

Sur une période de trois ans, le programme couvrira 70 % des frais médicaux des femmes et des enfants mineurs bénéficiant du programme, et 100 % des frais des plus démunis d'entre eux. 250 centres de santé recevront des médicaments essentiels supplé mentaires et de meilleurs équipements pour traiter les patients.

Au Congo-Brazzaville, un projet de l'UE contribue à améliorer le fonctionnement et à accroître les capacités de manutention du port de Brazzaville. Il s'agit là d'éléments importants pour stimuler les flux commerciaux régionaux et promouvoir les industries congolaises (la sylviculture et la pêche, par exemple).

Au Cameroun, l'UE finance la construction et la remise en é tat de 200 kilomètres de routes, complétant d'importants axes de transport reliant Douala au Tchad, d'une part, et à la République centrafricaine, d'autre part, ce qui devrait stimuler l'inté gration économique avec ces deux pays enclavés.

Au Burundi, des projets financés par l'UE ont permis d'accroî tre sensiblement la productivité agricole dans plusieurs régions, grâce à la fourniture de 600.000 plantes fruitières et de 3.500 tê tes de bétail, entre autres. Pour lutter contre l'érosion des sols, 6.000 hectares ont été replantés.