Home Afrique de l'Est Djibouti Djibouti veut créer des services amis des jeunes à travers les Centres de Développement Communautaires

Djibouti veut créer des services amis des jeunes à travers les Centres de Développement Communautaires

Les autorités djiboutiennes comptent mettre en place dans les CDC de la capitale "des services amis des jeunes" qui serviront de base de travail pour la relance des cellules d'écoute et intervenir au delà de la santé reproductive des jeunes par l' accueil, l'orientation et l'information, a-t-on appris lors d'un atelier de restitution des services des CDC tenu lundi.

L'initiative a également comme objectif d'accroître l'accès des services aux jeunes filles afin de répondre de manière appropriée à leurs besoins.

L'atelier, organisé par le secrétariat d'Etat djiboutien à la Jeunesse et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), a été l'occasion de poser les jalons d'un vaste chantier de renforcement institutionnel et technique des CDC en mettant surtout en avant l'importance de la notion de santé reproductive des jeunes.

"C'est une opportunité unique de pouvoir mettre en place des services amis des jeunes dans les CDC offrant des services de santé reproductive. La thématique de la santé reproductive des jeunes se présente comme une approche intégrée qui prend en compte les problématiques propres aux jeunes que l'état actuel de la situation définit comme groupe vulnérable face au VIH-SIDA, aux grossesses non désirées, aux avortements clandestins, et aux violences. Il ne faut pas perdre de vue le rôle primordial des jeunes dans la société ainsi que leur aspiration à un meilleur engagement civique", a déclaré la chargée du FNUAP à Djibouti, Mme  Aicha Ibrahim.

De son côté, le conseiller technique du secrétariat d'Etat djiboutien à la Jeunesse, M. Omar Guedi, a rappelé que les problèmes de la jeunesse d'hier et celle d'aujourd'hui sont différents, notamment en raison du chômage et des pandémies comme le sida.  

 Selon les chiffres avancés par Mme Ibrahim, le taux de séroprévalence est de 2,7% sur la population générale avec 6% auprès des jeunes de 15 à 34 ans.