Revue de la presse ivoirienne

Revue de la presse ivoirienne

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FRATERNITE MATIN

Prononçant une conférence inaugurale dans le cadre du séminaire sous régional du Centre de recherche ouest africain (WARC) lundi à Abidjan, le directeur général de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), René Bourgoin, a remis la problématisation du thème "les médias ivoiriens à l'épreuve de la réconciliation" au sas de la raison critique en le reformulant "la réconciliation à l'épreuve des médias". Car il apparaît pour le régulateur que le couple médias/politique se doit d'opérer une introspection profonde sur sa capacité à reconnaître ses fautes et de s'engager sur un futur commun, tout en mettant une croix sur un passé divisé. D'autant plus qu'à l'en croire, s'il est avéré que la réconciliation ne se décrète pas, il est tout aussi ostensible que le politique manipule, instrumentalise les médias. Postulant que c'est une posture éthique et professionnelle dont devraient se prévaloir les journalistes et acteurs des médias pour se soustraire de la tutelle militante, partisane, partiale et partielle et s'inscrire irréversiblement dans le moule de la réconciliation. Me Bourgoin dénonce, toutefois, l'inconsistance de l'environnement économique de la presse ivoirienne.  "La précarité économique est une source de fragilité éditoriale", confie-t-il.

 NORD-SUD

 Manifestement, Gervais Coulibaly, Kabran Appiah et autres Henriette Lagou ne regardent plus dans la même direction que les Miaka Ouretto, Michel Amani N'Guessan. La conférence de presse que les premiers cités ont animée lundi à Abidjan est une preuve de plus de cette divergence de vues. Car, si les leaders de la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP) n'ont pas fait les éloges d'Alassane Ouattara, ils ne sont passés par quatre chemins pour fustiger la manière de s'opposer de leurs camarades du Front populaire ivoirien (FPI). Gervais Coulibaly, Kabran Appiah et Henriette Lagou ont vertement condamné la posture de va-t-en- guerre de leurs compagnons. Pour ces trois partisans de Laurent Gbagbo, le regard suspicieux porté sur eux est d'autant légitime que les responsables du FPI se sont toujours distingués par leurs propos belliqueux, dans lesquels ils n'ont jamais caché leur volonté d'en découdre par la force avec le pouvoir en place. En lieu et place de ce face-à-face tendu avec les nouvelles autorités, M. Appiah conseille aux leaders du FPI de faire profil bas, notamment en commençant par reconnaître Alassane Ouattara comme le chef de l'exécutif.

L'INTELLIGENT D'ABIDJAN

La rentrée solennelle du Conseil constitutionnel a eu lieu lundi à Abidjan. La cérémonie a vu la présence du président Alassane Ouattara qui a déploré que l'ex-président du Conseil constitutionnel, Yao N'dré, ait proclamé Laurent Gbagbo, vainqueur de la présidentielle 2010. Le chef de l'Etat a indiqué que le Conseil constitutionnel est un maillon important dans la démocratisation de toute nation et le régulateur du pouvoir public. "L'ancien président du Conseil constitutionnel avait cru devoir servir aux Ivoiriens une décision de convenance politique qui, par son caractère inique, a coûté à notre cher pays, la plus grave crise de son histoire. Cette décision nous a fait perdre arithmétiquement 10 ans. C'est quasiment une génération sacrifiée et ceci est impardonnable", a déploré le président Ouattara qui a invité ses hôtes à éviter les erreurs du Conseil Constitutionnel passé.