Accueil Afrique de l'Ouest Ghana Le Ghana escompte des réserves de 8 milliards de barils de pétrole dans ses frontières maritimes étendues

Le Ghana escompte des réserves de 8 milliards de barils de pétrole dans ses frontières maritimes étendues

Le Ghana escompte des réserves de 8 milliards de barils de pétrole dans ses frontières maritimes étendues

Comme le Nigeria, la Côte d'Ivoire et le Kenya, le Ghana fait partie des 50 pays du monde, à avoir présenté dans le délai du 13 mais 2009 une demande d'extension de ses eaux territoriales dans le cadre de l'ONU.

Le gouvernement avait préparé et présenté sa demande devant la Commission des limites du plateau continental des Nations unies ( CLPC) à New York.

S'adressant aux médias à Accra, le ministre des Terres et Ressources naturelles Mike Hammah a déclaré que les chances d' obtenir gain de cause du Ghana étaient élevées.

Il a ajouté que la demande de ce pays d'Afrique de l'Ouest portait sur une extension de son plateau continental sur environ 15 000 kilomètres carrés au-delà des 200 milles nautiques, une zone dans laquelle des études préliminaires révèlent un potentiel de réserves pétrolières d'environ 8 milliards de barils de brut.

Le gisement pétrolier de Jubilee, où la production commerciale a débuté il y a exactement un an, contiendrait selon les estimations trois milliards de barils de réserves pétrolières.

Concernant le travail de la commission frontalière qui a mené des discussions avec la Côte d'Ivoire voisine et les autres pays voisins d'Afrique de l'Ouest sur les questions économiques transfrontalières, le ministre a déclaré que leur travail avait renforcé le bon développement du secteur pétrolier et gazier du pays.

"Concernant la sécurité de nos ressources pétrolières, je souhaite vous assurer que notre gisement pétrolier est incontesté et hors de toute controverse", a dit M. Hammah.

En octobre, les autorités pétrolières et gazières ivoiriennes ont appelé les compagnies pétrolières exploitant les gisements du Ghana à cesser le forage dans ses eaux, suite à un litige sur les espaces maritimes revendiqués par les deux pays.

"L'État de Côte d'Ivoire, qui a dénoncé de manière continue ces opérations, appelle à nouveau à l'arrêt de (ces forages) car les ressources exploitées sont notre propriété exclusive", avait déclaré cette autorité, démontrant sur des cartes que certains des blocs pétroliers prospectés au nom du Ghana étaient situées à 5, 526 kilomètres du territoire ivoirien.

Toutefois, M. Hammah a déclaré par la suite dans une interview auprès de Xinhua que des négociations étaient menées avec la Côte d'Ivoire dans le cadre du droit international et dans un esprit de bonne diligence.

Le directeur technique du ministère des Terres et des Ressources naturelles, Ellis Paul Atiglah, a également expliqué à Xinhua que cette annonce de 8 milliards de barils de réserves avait en fait été confirmée par l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM).

Selon les données indiquées, le Ghana pourrait être appelé plus tôt que prévu à défendre sa demande devant la CLPC.

Un coordinateur national du Projet de délimitation du plateau continental national du Ghana, Lawrence Apaalse, a déclaré en 2009 que huit millions de dollars avaient été budgétisés pour la préparation de ce document.

M. Apaalse, également géologue en chef de la Ghana National Petroleum Company (GNPC), a déclaré que le succès de la demande du Ghana ne faisait aucun doute, si ce n'est du fait des contestations de territoires dans le cadre de demandes d'extension concurrentes de pays voisins.