Accueil Continental Les opérateurs du secteur de l’électricité en Afrique en conclave à Yaoundé

Les opérateurs du secteur de l’électricité en Afrique en conclave à Yaoundé

Les opérateurs du secteur de l’électricité en Afrique en conclave à Yaoundé

Précédées par deux réunions à huis clos du comité de direction de l'organisation et du Forum des pools énergétiques régionaux d' Afrique, ces assises sont l'occasion de "faire le point de l' évolution du secteur dans toutes les zones de l'Afrique et d' échanger les bonnes manières (pratiques)", a expliqué à la presse le secrétaire général de l'UPDEA, Abel Didier Tella.

"Les sociétés qui sont membres de l'UPDEA, a-t-il dit, il y en a de très grosses, il y en a des très petites en griffe. Donc, c' est l'échange que nous faisons qui fait élever chacun à un niveau. A l'issue de cette réunion, les décisions sont prises pour pouvoir booster les réformes qui sont entreprises dans les pays, pour que ces réformes soient cohérentes. L'UPDEA fait constamment l' évaluation des réformes et donne des conseils".

Pour ses 54 organismes membres actifs, l'UPDEA a édité en 2009 un "Recueil des bonnes pratiques en matière des réformes". A Yaoundé, "l'un des engagements que nous allons prendre lors de cette réunion, c'est de rendre le site Web interactif", a affirmé Abel Didier Tella dont l'organisation attire l'attention sur le fait que "la consommation électrique africaine représente seulement 6% de celle des pays industrialisés".

"En dépit des politiques promotionnelles et encourageantes des gouvernements africains, note-t-elle, presque 70% de la population de l'Afrique subsaharienne n'ont toujours pas l'électricité. La pénurie d'électricité freine la productivité économique et le développement de l'Afrique. La plupart des études sur la situation de l'énergie en Afrique révèlent une pauvreté énergétique, caractérisée par une faible consommation par habitant ainsi que des taux d'électrification cas".

Pour l'UPDEA, "l'avenir du secteur électrique africain impose les échanges entre opérateurs électriques, hommes politiques, bailleurs de fonds et diplomates, surtout que la crise pétrolière vécue ces dernières années a eu des conséquences négatives sur le secteur énergétique".