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Les praticiens hospitaliers menacent de durcir leur grève générale

Les praticiens hospitaliers menacent de durcir leur grève générale

Pour de meilleures conditions de travail dans les centres hospitaliers, le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) avait lancé une grève générale de quatre jours qui s'est difficilement achevée vendredi dernier, suscitant assez de mécontentements au sein de la population.

Lundi, il a dû tenir une assemblée générale pour restituer à la base les derniers développements des négociations avec le gouvernement et appelé à une reprise des services avec la menace d'une prochaine grève plus dure.

Selon ce syndicat, la signature d'un accord issu des cycles de discussions avec le gouvernement semble plombée par des tentatives de nouvelles prises de position, alors que dans la tumulte de cette grève le ministre de la Santé Komlan Mally a été limogé et remplacé par le Professeur Charles Agba qui reprend pour la troisième fois ce portefeuille.

 Au terme de l'assemblée générale, les praticiens ont réitéré leur vision de durcir la grève si le document issu des négociations n'est pas signé en l'état, relevant que les revendications ne sont pas des questions de personne pour entraîner le limogeage du ministre Komlan Mally.

Ils relèvent une inquiétude d'une tendance des autorités à remettre en cause ce qui est déjà acquis, dénonçant des propos du nouveau ministre de la Santé, Charles Agba, qui désigne le document de draft devant être encore peaufiné par chaque partie.

Au centre de cette inquiétude se trouve la "prime d'usure psychologique" que le nouveau ministre estime ne pas comprendre et lui préfère une autre appellation.

En invité spécial lors d'une émission de la Télévision nationale dimanche, Pr. Charles Agba a relevé la particularité de cette prime, soulignant qu'elle n'est pas pour le moment dans aucun pays de la sous-région desquels des modèles sont souvent copiés.

Selon le président du SYNPHOT, Pr. David Dosseh, la prime d'usure a tout son sens et se rapporte aux différents chocs psychologiques que les praticiens encaissent devant les patients qui meurent et face aux douleurs des patients à différents niveaux que ce soit au bloc opératoire et ou à la morgue.

 La grève risque d'être reconduite encore dans les jours à venir.