Accueil Afrique du Nord Tunisie Le procès d’Imed Trabelsi, neveu de l’épouse du président déchu, reporté au 7 mai prochain

Le procès d’Imed Trabelsi, neveu de l’épouse du président déchu, reporté au 7 mai prochain

Le procès d’Imed Trabelsi, neveu de l’épouse du président déchu, reporté au 7 mai prochain

La décision du tribunal a été rendue, mercredi, en fin de matinée, suite à l'impossibilité de poursuivre l'examen de l'affaire face aux protestations de plusieurs avocats et des appels de plusieurs citoyens présents dans la salle d'audience qui ont exhorté la justice à dire le Droit.

Les avocats de la partie demanderesse ont excipé de l'incompétence de la chambre correctionnelle et ont boycotté le procès. Il ont argué de la nécessité de renvoyer l'inculpé devant la chambre criminelle, dès lors que les accusations adressées à Imed Trabelsi s'inscrivent dans le cadre de la catégorie des crimes, en l'occurrence, la consommation et le trafic des stupéfiants.

Malgré les résultats du  test de dépistage de drogue positif, subi 11 jours après son arrestation, Imed Trabelssi a nié tout en bloc devant le juge. Il a avoué avoir consommé de la drogue entre 1996 et 2001.

L'accusé a provoqué l'assistance et à fait preuve d'arrogance lors de son apparition dans la salle d'audience. Le juge a entamé le procès par l'interrogatoire de l'inculpé, qui a affirmé avoir cessé de consommer les stupéfiants depuis 2001, mettant en cause la véracité de l'expertise établissant qu'Imed Trabelsi a fait l'objet d'un test positif prouvant la consommation de stupéfiants.

Il est à signaler que la peine encourue pour la consommation des stupéfiants est l'emprisonnement de un à cinq ans et d'une amende de mille à trois mille dinars. Quant à la peine de trafic des stupéfiants, elle consiste à un emprisonnement de 6 ans jusqu'à perpétuité et une amende de 5000 dinars à 1 million de dinars.

A rappeler que le neveu de Leila Trabelsi, ex-maire de La Goulette (nord de la Capitale), avait été arrêté, le 14 janvier, à l'aéroport de Tunis-Carthage alors qu'il s'apprêtait à quitter la Tunisie en compagnie d'autres membres de la famille Trabelsi. Tous avaient été alors conduits à la caserne d'El Aouina, au nord de Tunis, où ils sont encore détenus. Leurs biens ayant été confisqués, ils sont sous le coup de poursuites judiciaires.